Mardi 23 janvier 2001

Suite de notre « effeuillage » des archives de L’Écho…

Le mardi 16 janvier, la question posée était :

« Conformément à la loi, le tri sélectif des déchets a fait ses débuts à Orthez. Le problème du traitement des ordures ménagères est-il réglé pour autant ? »

Réponse de Thierry Issartel

Malgré les obligations légales, le maire sortant a laissé traîner la mise aux normes, car l’environnement et la propreté de la ville sont le cadet de ses soucis. Voici nos propositions :
• Mise en place de la collecte sélective des déchets et mise aux normes de la décharge.
• Abandon du projet de grande décharge départementale que M. Ricarrère veut accueillir à Orthez dans l’espoir d’obtenir enfin sa grande rocade qui passera à travers des zones naturelles protégées.
• Refus de toute privatisation du service de ramassage des ordures ménagères : une société privée a acheté en catimini des terrains autour de la décharge municipale en 1995. La ville d’Orthez par le SICOMSO doit garder la maîtrise de la décharge.
• Amélioration du rythme de collecte, notamment en relation avec les activités économiques produisant des déchets nuisants pour le voisinage (marché, restaurants, artisanat, etc.).
• Faire en sorte que les conteneurs soient esthétiques et discrets, dans le centre-ville et à proximité des sites touristiques, qu’ils soient vidés régulièrement pour qu’ils ne se répandent pas sur la voie publique.
• Rationaliser la gestion du SICOMSO en relation avec les communes adhérentes afin de fournir un service moderne et compétitif aux habitants : aujourd’hui nous sommes plus chers et moins complets que nos voisins.
La qualité de la vie passe par une ville propre et un environnement protégé. Orthez n’assure pas ce minimum nécessaire pour accueillir des touristes, de nouveaux habitants ou de nouvelles activités économiques. AGIR travaillera dans ce sens.

Réponse de Bernadette Prada

La loi de 1992 sur les déchets rend les collectivités responsables de la collecte et du traitement des ordures ménagères. Seuls les déchets ultimes iront en décharge.
À Orthez, comme pour tout le reste, on attend la veille des échéances et, sous la contrainte, on s’y met enfin ! II ne restera que 15 mois à la prochaine municipalité pour tout mettre aux normes.
Si le tri est en place (conteneurs), il reste toujours à organiser le tri dit sélectif devant chaque porte. Comme cela est déjà fait ailleurs depuis longtemps, des sacs de différentes couleurs sont distribués aux ménages et la collecte se fait par catégories (blanc, jaune, vert). II reste beaucoup à faire également pour que la décharge devienne déchetterie. À l’heure actuelle, tout est jeté dans le trou.
La loi impose des mesures pour les déchets ultimes :
• Installation d’un captage biogaz (fermentation).
• Mise en place d’un traitement des lixiviats (eaux polluées).
• Contrôle du fonctionnement.
Si nous voulons laisser aux générations suivantes un héritage viable, apprenons-leur à se servir de tous ces outils par :
• Une information dès le plus jeune âge.
• L’adoption d’une démarche citoyenne pour tous.
• Des réunions d’informations, collectives, individuelles.
• La distribution de tracts précis et détaillés.
Une véritable démarche pédagogique et culturelle doit se mettre en place ; cela demande compétence, cela a un coût.
Personne ne naît écologiste. Tout le monde peut et doit le devenir, ainsi l’écologie redeviendra ce qu’elle aurait dû toujours rester un ensemble de valeurs à partager entre nous tous.

Réponse de René Ricarrère

— Tri Sélectif, une avancée significative
À Orthez/Sainte-Suzanne, avec le SICOMSO (Syndicat intercommunal des ordures ménagères du secteur d’Orthez) qui regroupe huit communes, nous appliquons la loi. Les points propreté implantés dans les quartiers et dans le village, la déchetterie créée sur le site de la décharge, constituent des étapes importantes.
— Valorisation et tri à la source
Nous avons opté pour la valorisation (recyclage, compostage), pour un suivi des filières et prochainement par le tri à la source, dans nos foyers. Cette étape implique aussi une prise de conscience collective appuyée par la communication. C’est là une approche globale qui réduira les coûts.
— Un centre d’enfouissement technique
Conformément à la loi, le CET permettra, sans dangers et sans nuisances, d’accueillir les déchets dont nous avons la charge, en respectant une législation très stricte, sur le site de la décharge, avec des aménagements tenant compte de l’environnement.
Et cela, pour le seul SICOMSO ou pour le seul canton d’Orthez avec la Communauté des communes (14 communes) s’il y a des rapprochements dans le futur.
— 1995-2001 : la vérité éclate !
On le voit, nos adversaires (ce sont les mêmes qu’aujourd’hui) avaient donc fait une campagne mensongère en 1995 à propos de la décharge. Le temps permet toujours à la vérité d’éclater. C’est le cas !
— Collecte et traitement des déchets
Orthez et Sainte-Suzanne sont aujourd’hui bien placées pour la collecte, pour le traitement et à une échelle volontairement réduite (8 communes) qui sauvegarde l’environnement.
Nos choix sont validés par le temps.

Réponse de Michel Rodes

— Le faux tri actuel
Le tri actuel est en grande partie factice puisque trois bennes de la déchetterie (végétaux, encombrants, gravats) sont chaque soir vidées et mélangées avec le tout-venant de la décharge !
Telle est la méthode de René Ricarrère : on ne fait rien pendant onze ans et, en janvier 2000, on inaugure ce système coûteux et factice. C’est une injure au citoyen qui a fait l’effort de trier et de transporter.
Les mesures à prendre : multiplier les points de collecte et organiser un tri à la source.
— Le devenir de la déchetterie
Le conseil général refuse de publier son plan de localisation des décharges de déchets ultimes. Le maire a agrandi le zonage de la décharge d’Orthez à 34 hectares !
Cette décharge de la route de Bonnut est l’objet de spéculations foncières diverses : poubelle départementale en vue ? C’est aussi un prétexte pour une rocade à 100 millions !
Les écologistes veulent un recyclage maximum et non l’incinération, source de dioxines.
— Produire moins de déchets
C’est un objectif prioritaire du plan Voynet, mais hélas oublié par les élus qui raisonnent encore dans une logique de profit tirée du gaspillage. Une partie de l’investissement du plan déchets doit inciter les consommateurs à choisir des produits contenant moins d’emballages et de déchets.
C’est à chacun de nous, ami lecteur, d’avoir le bon geste : bac de recyclage et panier d’osier !

Archives publiées précédemment :
Mardi 9 janvier 2001
Mardi 16 janvier 2001

2 réponses à “Mardi 23 janvier 2001”

  1. lepers a dit :

    La guerre des ordures est lancée, en attendant le citoyen se retrouve avec plus d’impots à payer et moins de services à son service. Dans bien des villes il y a ramassage de déchets verts et d’encombrants ici bientôt un ramassage d’ordures par semaine et une noria de véhicules particuliers allant à la dechetterie, si c’est ça l’écologie et le service à la personne. Je suis peut-être mal réveillé mais je n’arrive pas à comprendre. Il y a de plus en plus de personne agées, de veuves qui ont du mal à lever des poids, à se déplacer ou qui n’ont plus de véhicule, combien sont au courant que la communauté des communes intervient ponctuellement en fonction des appels. Il ne serait pas plus simple d’instaurer un rammassage. Le nbre de véhicules particuliers se déplaçant à Bonnut est tel qu’il serait intérressant de connaitre le taux de pollution, ainsi que la consommation de carburant sur une année, ce n’est pas grave c’est toujours le contribuable qui paie…..

  2. Mardi 6 février 2001 at Écho Béarnais - Élections locales 2008 a dit :

    [...] publiées précédemment : — Mardi 9 janvier 2001 — Mardi 16 janvier 2001 — Mardi 23 janvier 2001 — Mardi 30 janvier [...]